
L’ACCEFE s’emploie à former des professionnels de la convivance de l’homme et de son animal de compagnie spécifiquement le chien et le chat. Les modules que nous proposons :
- Formation coach canin.
- Formation comportementaliste canin.
- Formation éducateur canin.
- Formation comportementaliste félin.
Ces métiers interviennent dans le vivant, ils ne peuvent être réalisés exclusivement à partir de barèmes, équations, algorithmes, enregistrements de vécu antérieur. Chaque situation révèle une particularité liée à la personnalité de l’homme, celle de l’animal, l’environnement général d’évolution.
Connaissances et compétences
Il est fréquent de confondre connaissances et compétences. La différence essentielle tient en deux mots, connaissance = savoir, compétence = savoir faire. La compétence s’acquiert par la mise à l’épreuve du savoir, l’application heureuse ou malheureuse de ce qui a été appris soit par l’acquisition de connaissances soit par des suites d’expériences positives ou négatives. On parle alors dans ce dernier cas d’acquisition de compétences hasard ou par erreur, après expérience on a appris ce qu’il faut faire ou ne faut pas faire pour atteindre un objectif. Notre ancêtre a certainement développé ses compétences dans l’utilisation du feu par expériences négatives, voir ce qui lui appartient détruit par la flamme, expériences positives, la nourriture carnée est plus facile à assimiler lorsqu’elle est accidentellement cuite. Ces expériences bâtissent un ensemble de connaissances transmissibles à la descendance qui à son tour va acquérir les mêmes compétences mais bien plus rapidement que par le chemin des expériences. Certains primates, par exemple, en sont actuellement à l’initialisation de ce processus, si nous leur laissons cent à deux cent mille années d’évolution autonome il n’est pas impossible de les voir développer des sociétés évolutives favorisant l’extension de leur espèce. Ceci bien sûr si d’autres espèces, l’homme en particulier, ne viennent interrompre le processus évolutif.
Les normes morales viennent aussi freiner ou modifier l’acquisition de connaissances par expérimentation. De plus en plus aujourd’hui on tente d’éviter l’expérimentation animale. Son bien fondé est d’ailleurs largement remis en cause car les informations obtenues ne sont pas systématiquement transposables à notre espèce. Ces actions sont considérées dans la société occidentale comme relevant de la maltraitance active et, par conséquent, contraires à la morale sociale.
Acquisition de connaissances à l’ACCEFE
A l’ACCEFE nous nous attachons à transmettre des connaissances et aidons à initier l’acquisition de compétences.
Acquisition des connaissances
Deux formes d’enseignement sont mises en œuvre :
- Présentiel
- Distanciel
Présentiel
Ce sont les stages en collectif ou l’enseignement est dispensé par un animateur ou plusieurs dont les compétences sont reconnues et qu’il met en œuvre dans ses activité professionnelles. L’acquisition des connaissances est vérifiée par un système d’examen individuel en différé d’une à deux deux semaines le plus souvent par QCM. L’utilisation de l’Intelligence Artificielle n’est pas possible dans ce cas. Si les résultats sont insuffisants l’apprenant peut, sans charge supplémentaire, suivre à nouveau cette formation. Sont concernées :
- Formation éducateur canin
- Formation comportementaliste canin
- Formation coach canin
- Formation comportementaliste félin
Distanciel
On est ici dans une spécificité ACCEFE, nous voulons éviter l’apprenant qui passe son temps devant un écran, on sait que rapidement la capacité d’intégration de la présentation diminue et parfois devient même lassante. Dans chaque formation concernée l’enseignement à distance est constitué d’une vingtaine de chapitres à étudier. L’apprenant est accompagné durant tout son parcours par un tuteur ou tutrice qui va l’aider à assimiler les contenus de la formation. Un chapitre est envoyé, il va lire à son rythme, l’étude se termine par un contrôle des acquis sous forme de questionnaire ouvert. Après rédaction du contrôle est transmise au tuteur qui va évaluer la réponse. Si elle est d’un niveau suffisant le chapitre suivant sera libéré, dans le cas contraire il sera demandé d’approfondir les points insuffisants et de retourner un complément de contrôle. Ici intervient pour l’apprenant la possibilité d’utiliser l’IA pour développer ses réponses.
Les formations concernées sont :
Les retours des apprenants qui utilisent l’IA pour ces réponses sont mitigées. Bien souvent le sujet est élargi en apportant des généralité. Dans d’autres cas apparaissent des affirmations étrangères à l’enseignement dispensé, parfois complémentaires, souvent contradictoires.
Acquisition des compétences
A l’ACCEFE notre préoccupation est bien l’acquisition des compétences, l’utilisation des connaissances dans le vivant. La difficulté c’est qu’il n’est pas possible de proposer à un groupe d’apprenants de conduire une conduite d’entretien comportemental au réel, les conditions nécessaires ne peuvent être réalisées :
- Client disponible en jour et en heure.
- Client acceptant de présenter des problèmes personnels à une équipe d’apprenants.
- Comportement de l’animal face à une population investissant son milieu de vie.
Pour se rapprocher au maximum du réel nous utilisons les jeux de rôle. Il existe deux formules :
- Jeu de rôle durant les stages pratiques.
- Jeu de rôle durant le distanciel.
Jeu de rôle durant les stages pratiques
Un milieu de vie est reconstitué avec des acteurs jouant le rôle des membres du milieu de vie ; dans les apprentissages du métier d’éducateur canin un chien est intégré dans la cellule de vie. Le contexte est décrit, l’apprenant prend la main et conduit l’action (conduite d’entretien pour les métiers du comportement animalier, cours d’éducation canine pour les enseignements canins. L’animateur accompagne l’apprenant, le guide et l’orient si nécessaire. La fin d’exercice donne lieu à une analyse critique de la prestation avec mise en évidence les points forts et les axes d’amélioration. La formation éducateur canin de l’ACCEFE vise à proposer à l’apprenant l’acquisition des compétences de base du métier.

Ici l’IA n’a pas sa place, en faire l’usage en fin d’intervention montrerais sa propre incompétence et laisserais à supposer que tous les problèmes de coexistence dans le vivant peuvent se résoudre avec cet outil. Si dans la vie réelle le professionnel de l’ACCEFE rencontre une situation qu’il ne peut ou ne sait régler, il peut faire appel au centre de compétences de l’ACCEFE et ceci tout ou long de son parcours professionnel.
Jeu de rôle durant les distanciels
En fin de parcours de formation comportementaliste canin et de formation comportementaliste félin plusieurs mises en situation sont proposées. Un milieu de vie ayant un problème grave de comportement de son animal de compagnie est décrit. Plusieurs acteurs jouent le rôle des membres concernés. L’apprenant va devoir conduire son entretien de manière à réunir les éléments nécessaires à la compréhension de la situation. Cerner la problématique, faire définir les objectifs attendus. Il lui faudra, en différé :
- Identifier la (les) causes de la production du dérèglement comportemental de l’animal ou du système.
- Proposer un programme de travail impliquant l’ensemble des constituants du milieu de vie.
- Indiquer les différentes étapes de la progression attendue.
- Évaluer les éventuels recours à une ressource vétérinaire, à quel moment, en présence de quels symptômes ?
Les propositions faites par les apprenants s’appuient le plus souvent sur le bon sens et les contenus des enseignements. Parfois on constate que l’apprenant a choisi d’utiliser l’IA ce qui amène plusieurs types de réponses.
Utilisation de l’intelligence artificielle pour résoudre les problèmes de comportement animalier
Même s’il n’en est pas fait référence l’utilisation de l’IA dans la construction d’un programme évolutif est rapidement évidente et se résume à trois orientations principales :
- Réponse élargie : la proposition brosse un tableau général des possibilités ou probabilités sans entrer dans le détail. Il n’y a pas de proposition concrète mais plutôt des explications impersonnelles.
- Réponse ciblée : selon la complexité du problème des propositions « préfabriquées » se retrouvant dans la littérature ou les réseaux sociaux sont avancées. Elles manquent totalement de personnalisation, ne tiennent pas compte des motivations et des disponibilités des composantes du milieu. C’est un peu comme un tableau dans lequel on place chaque composante dans des case préétablies ne tenant aucun compte de la personnalité de chacun des participants humain ou animal.
- Réponses contradictoires : il arrive, et c’est cela le plus grave que des propositions apparaissent dans le cadre précédent avec des recommandation qui ne font pas partie de notre étique et que souvent nous combattons, le plus souvent issues des théories de la hiérarchie et de la dominance.
Conclusions
L’utilisation de l’intelligence artificielle dans les orientations comportementales du vivant pose de sérieux problèmes. La première question est « quelle est la source de compilation des connaissances de l’IA ? ».
La ressource de l’IA est bâtie à partie de l’exploitation de la circulation des information dans les réseaux et dans l’actualité. Ceci veut dire que peut se trouver mêlées des informations à caractère scientifique, ésotérique, événementielles assemblées pour proposer des réponses à caractère véritable. Le danger est bien là, l’analyse étant permanente, ces vérités n’ont qu’un caractère temporaire et, selon la qualité des sources peuvent être biaisées, erronées, manipulatoires. En clair les réponses de l’IA ne peuvent être directement transposables ou utilisables pour définir les comportements souhaitable du vivant.
L’utilisation des réponses de l’IA pour orienter des comportements du vivant ou des thérapies psychanalytiques est monstrueuse et destructrice de la personnalité.
Poser à l’IA un problème comportemental et appliquer les réponses qu’elle fournit est irresponsable. Elle abrutit l’interrogateur en lui apportant des réponses générales qui éliminent la démarche intellectuelle d’analyse et inhibent la capacité de réflexion.
Faut-il pour autant rejeter l’IA ?
L’immense base de données de l’IA présente un intérêt certain, mais les réponses ou propositions qu’elle suggère ne sont pas à prendre comme vérité argumentée définitive. D’ailleurs le système lui-même a la prudence d’annoncer que ses réponses sont perfectibles.
Il es intéressant de faire appel à l’IA lorsqu’on aborde un sujet général sur lequel on veut s’exprimer. Les réponses obtenues peuvent constituer un canevas de développement dont il est nécessaire d’analyser chaque proposition pour la valider ou la rejeter. Puis on ajoutera les argumentations qui sont personnelles et appartiennent aux convictions, connaissances, compétences personnelles.
Le schéma général étant ainsi établi c’est le moment de passer au développement de chaque argument. Pour enrichir l’argumentaire on peut alors à nouveau avec un esprit critique s’aider de l’IA, s’appuyer sur son propre parcours, se référer à une argumentation scientifique de qualité.
Une expérience conduite aux USA dans une université nous montre bien les dangers d’une mauvaise utilisation de l’IA.
Un sujet est soumis à deux groupes d’étudiants de niveau équivalent l’un ayant un accès à l’IA l’autre pas. Le rendu des deux groupes est assez proche, 70% des étudiants utilisant l’IA rendent un travail de bon niveau, 65% pour ceux ne l’utilisant pas.
Deux semaines plus tard on demande à chaque participant de résumer leur rendu antérieur. 40% des étudiants n’ayant pas utilisé l’IA restituent l’intégralité de leur présentation ; ceux ayant utilisé l’IA ne sont que 4% a pouvoir synthétiser leur travail antérieur.
Utilisée comme support ou base de développement en ayant un esprit critique l’intelligence artificielle est un plus dans l’acquisition des connaissances.
L’utilisation sans esprit critique de de l’intelligence artificielle pour obtenir des réponses aux questions qu’on se pose est la porte ouverte à la fabrique de crétins décérébrés.
A l’ACCEFE, dans l’acquisition des connaissances l’IA peut avoir une certaine utilité dans les formation comportementaliste canin et formation comportementaliste félin dans la mesure ou elle ne se substitue pas au travail personnel. En revanche elle se révèle inadaptée, inutile voir dangereuse pour l’acquisition de compétences.




